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 EVENEMENT 1a : des festivités façon "nazi"

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La petite Sophie
Admin


►messages : 37
►jour de débarquement : 27/03/2012

MessageSujet: EVENEMENT 1a : des festivités façon "nazi"    Dim 21 Oct - 15:11



DES FESTIVITES FACON "NAZI"




« Fêtons ensemble le Reich » René regarde l’estrade de la place publique de Strasbourg, reconverti pour l’occasion, en véritable lieu de rassemblement. Des officiers de la Wermatch se tiennent en retrait, les mitraillettes fixes sont pointées directement vers la foule. La foule qui grossit, la foule qui s’allonge au fil des minutes qui s’écoulent.
René est consterné, sur la place, des dignitaires nazis se tiennent assis, au devant, un micro est dressé, alors que Hoffenberg, chef de la SS s’avance, une clameur sourde se fait entendre dans la foule. Cet homme est aimé. Les soldats allemands, créatures de l’ombre inanimées se mettent à bouger, dans une régularité robotique, ils lèvent leurs mains droites. La foule clame.

« Heil Hitler ». René ne lève pas la main, il se tient en retrait et regarde la scène, consterné, c’est le mot. Il allume une cigarette, il se brûle les doigts et manque de s’étouffer. Hoffenberg demande si quelqu’un sait parler l’allemand. Un homme s’avance, svelte mais bossu. Le chauve s’approche de l’estrade et il y monte, sur invitation personnelle du chef de la garnison, en retrait.
Le SS en chef s’éclaircit la voix et prend la parole, dans sa langue maternelle. Le pauvre traducteur capture les mots et les retransmet, son visage se décompose au fil des mots qu’il prononce.

« Le Führer a décidé d’instaurer une fête nationale en territoires occupées. Face à l’avancée déjà acculée et exterminée des américains, il est important de se montrer souder et de faire bonne figure face aux communistes qui tentent d’arracher le pouvoir au Reich. Aussi, le Reichstag a décidé d’instaurer trois jours de fête nationale qui feront la transition parfaite avec le durcissement des règles de rationnement. La fête nationale autorise un couvre feu d’une demie heure de plus ainsi qu’un morceau de pain de plus par personne et par famille

Durant ces trois jours, Strasbourg va recevoir un notable de marque, monsieur le Ministre des Affaires étrangères du Reich, Joachim Von Ribbentrop. Ce dernier prononcera un discours ici même et visitera le camp de travail moderne et libertaire de Drancy. Sa visite sera marquée par un tour à l’Eglise catholique et protestante.
Le Reich vous souhaite de bonnes festivités ! »
René ne panique pas. Ribbentrop ici ? L’église ? Il scruta la scène quelques minutes encore, et s’éloigna, sa croix de Lorraine serrée contre sa paume.

Indications

    ✘ Cet évènement portera sur des festivités allemandes organisées à Strasbourg pour fêter la venue d'Hoffenberg. L'évènement est divisé en deux parties : une se déroulera dans la salle de réception nazie, où l'on retrouvera des hauts dignitaires, aristocrates, etc. Et la seconde partie sera pour des civils plus modestes, place Kléber, où il y aura de la musique, des stands pour manger, le tout hissant fièrement des drapeaux nazis.
    ✘ C'est à vous donc de choisir le lieu où vous voulez jouer.
    ✘ Tout type de groupes peuvent y jouer (excepté les militaires anglais et américains, bien sûr)
    ✘ Amusez-vous bien !
    ✘ Il y aura des interventions du PNJ pour arroser un peu plus vos textes...

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Reinhard O. Hoffenberg
Admin¥ Chef de la SS


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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1a : des festivités façon "nazi"    Lun 22 Oct - 20:04

Las et fatigué. C'était de très mauvaise augure que Reinhard s'était levé ce matin. Alors que l'annonce qu'il avait eu à faire la veille n'avait pas eu la valeur escomptée et que les nouvelles venues de Normandie n'étaient pas bonnes, il devait faire pale figure face aux autres dignitaires qui ne savaient que faire à part claquer de pauvres gants en cuir et à s’exclamer "quel joli temps", avec cet accent français que tous semblaient sur le point d'adopter.

Reinhard n'était pas comme eux, il n'avait aucune envie de s'éterniser ici, pour lui, lorsque la Guerre serait terminée, que les Américains auraient payés comme les anglais, que l'on aurait démantelé leurs chars d'assauts à deux reichsmark, il repartirait auprès d'Hitler, à Berlin ou quelque part en Bavière pour y couler des jours heureux, avec sa femme et son incompétent de fils. Alexander était le plus jeune officier de la Waffen SS et ce n'était pas sans papa qu'il aurait pu atteindre un poste comme celui là, à dix huit ans, il se montrait robuste mais complètement abruti. Il ne savait même pas comment on pouvait lacer ses chaussures, c'était tout juste si il savait compter jusqu'à cent. Reinhard n'avait pas le temps de s'en occuper, d'autres choses étaient plus importantes que le génie inexistant de son fils. Il avait une ville à faire tourner, et ce n'était pas Waltz et sa Heer qui viendrait en aide aux valeureux Aryens de la SS. Eux étaient seuls face à la menace communiste, à la menace juive, et il comptait sur la venue du Herr Von Ribbentrop pour remettre les choses au claire. Il avait besoin d'hommes, toujours plus pour conduire sa mission de purification à bien. La Résistance était sur le point de capituler et les convois qui partaient à Dachau n'avaient jamais aussi bien fonctionné, tout était parfait, sauf peut-être, les allemands qui se mettaient eux même au travers de la puissance du Reich. Waltz était un incompétent qui prenait les missives administratives à la lettre Tuer n'était pas quelque chose d'agréable pour lui, hors pour Hoffenberg, c'était quelque chose de plutôt normal. Après tout, c'était le soldat d'une patrie et il se devait de tout faire pour la défendre.

Aujourd'hui était un grand jour, il n'avait aucune minute pour lui. Il avait embrassé le front de sa femme encore endormie, avant de quitter son domicile vêtu de son uniforme péniblement repassé. Ses gants flottaient au vent, son képi n'avait pas un milimètre de travers, son arme était rangée, ses botes avaient eu le droit à une dose conséquente de cirage le matin même. Il empestait les fleurs tropicales, mais il était heureux. Cigare provocateur au coin des lèvres,à l'arrière d'une voiture, ils allaient en direction de la gare.

La journée n'avait pas été de tout repos, Ribbentrop avait voulu visiter toutes les installations allemandes de la ville, de la poste jusqu'à la garnison, il avait tenu à rencontrer Waltz. Reinhard était parti attendre dehors, cet échange ne le concernait pas et il n'avait pas envie de rendre sur les chaussures de son ministre. C'était à huit heures précises que les nazis s'étaient rendu à la Mairie où on attendait déjà le bon vieux Joachim. Reinhard et sa troupe passèrent par derrière, pour déboucher dans un anti chambre où il demanda aux autres d'atteindre. Il prit la porte, monta sur l'estrade, et s'empara du micro central. Il voyait sa magnifique femme quelques mètres au devant.

-Messieurs, mesdames. Bienvenue. Plus tard dans la soirée, monsieur Ribbentrop viendra nous rejoindre pour célébrer le Reich. Mais pour le moment, nous vous laissons en compagnie d'un compositeur de talent venu tout le droit de Berlin, le grand Pfeffel. A tous, nous souhaitons une bonne soirée, et profitez, tout est offert par le Fhürer et par ses ministères.
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M. Emilie Récourt



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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1a : des festivités façon "nazi"    Sam 3 Nov - 20:18


Mondanités allemandes


Emilie Récourt depuis son enfance avait l’habitude des évènements mondains. Jeune bourgeoise, elle avait été exposée enfant, comme une jolie poupée. Sa mère était si fière d’elle, que lors du thé avec les dames de Paris, elle faisait jouer sa ravissante Emilie au piano. Entre garden-party, sorties familiales, Emilie avait eu le temps de s’habituer aux mondanités. A l’adolescence fut l’heure des premiers bals et des premières rencontres. Aujourd’hui, la belle blonde devait faire un effort surhumain pour accompagner son époux dans les évènements qu’organisés les allemands. Elle se trouvait dans la salle de réception, au bras de Florent son mari. Elle le suivait, passant d’allemand en allemand, de collaborateurs en collaborateurs. Elle souriait, faisait semblait d’être heureuse de se trouver ici, elle était si bonne comédienne qu’on ne pouvait que la croire. Par moment, elle faisait semblant de s’intéresser à une conversation, posant une question, approuvant certains propos. Jamais on ne pouvait trouver meilleure épouse. Dans sa robe rouge, elle resplendissait, Florent en profitait même pour l’exposer, pour montrer que c’était lui qui avait cette superbe femme. Au loin, elle le vit, Anke, dans son costume d’officier, elle le regarda qu’une fois, lui envoyant un clin d’œil que personne ne vit. C’était son amant, oui un allemand, mais qui a bien plus d’humanité que quiconque dans ce monde de fou. Un serveur passa, Florent lui tendit une coupe de champagne, jouant le rôle du mari dévoué. Vivement que cette mascarade se termine, elle retournerait au manoir, ferait l’amour à son mari, s’il n’avait pas trop bu, puis elle s’endormirait et enfin cette journée serait fini. Demain était un autre jour, voilà ce qu’elle se disait. Mais les journées devenaient de plus en plus longues, surtout pour une femme au foyer. Emilie aimerait avoir un travail, autre que de devoir diriger une maison, mais quoi ? Elle n’avait jamais travaillé de sa vie et à part le piano et la littérature, elle n’avait rien. Elle savait coudre, mais elle ne se voyait pas manipuler des aiguilles durant de nombreuses heures. Ce problème, elle le résoudrait plus tard, pour le moment, il y avait la guerre et elle avait d’autres projets à réaliser : devenir résistante. Ce n’était pas une lubie ou un simple coup de tête, voilà plusieurs mois, voire quelques années qu’elle y réfléchissait. Elle voulait se battre pour son pays et la collaboration de Florent pourrait aider la résistance, elle avait déjà récolté un bon nombre d’information, mais elle n’avait toujours pas pu les utiliser et pourtant, elle le désirait au plus haut point. Elle fut interrompue dans ses pensées par l’arrivée de Hoffenberg, le chef de la SS, sur l’estrade. L’homme fit son discours.

« Messieurs, mesdames. Bienvenue. Plus tard dans la soirée, monsieur Ribbentrop viendra nous rejoindre pour célébrer le Reich. Mais pour le moment, nous vous laissons en compagnie d'un compositeur de talent venu tout le droit de Berlin, le grand Pfeffel. A tous, nous souhaitons une bonne soirée, et profitez, tout est offert par le Führer et par ses ministères. »

Fêter le Reich, cela était une drôle d’idée, surtout par les temps qui courraient. Les rumeurs s’amplifiaient, un débarquement était imminent, mais on ne savait ni quand, ni à quel endroit il aurait lieu. Les allemands avaient le sentiment que les plages du Pas de Calais, là où le passage par la mer entre la France et l’Angleterre était le plus court. Cela semblait logique peut être trop logique. Une douce musique finit par se faire entendre dans la salle. Emilie pensa tout de suite à Anke, tous deux partagés le même goût pour la musique et les arts. Elle aimerait partager une danse avec lui, mais cela pouvait bien trop attirer l’attention de Florent. Elle resta donc là aux côtés de son mari, à écouter les hommes parler de guerre et de leurs rêves de gloire.
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Anna Heimrich
¤ Love is a Losing Game


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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1a : des festivités façon "nazi"    Lun 5 Nov - 16:05

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Festivités à l'Allemande

CRÉDIT - CSS


C'est avec un gracieux sourire qu'Anna pénétra dans la salle de réception, au bras de son Allemand de mari, sans rien laisser paraître de la multitude d'émotions qui la traversaient. Mépris, dégoût, colère, autant d'émotions fortes qui n'avaient rien à voir avec le visage angélique qu'elle affichait. Faisant montre de la courtoisie et de l'élégance qui lui étaient coutumières, elle jouait parfaitement la comédie, comme à son habitude. A ses côtés, Lukas la présentait à ses collègues, à qui elle faisait la conversation en Allemand, langue qu'elle parlait couramment. Fier d'elle, son époux aimait l'emmener dans ce genre de festivités : elle était cultivée, polie, élégante, intelligente, un atout pour un homme dans sa position. Lukas aimait sa femme, il en était très fier. Il le serait sans doute nettement moins si il savait qu'elles étaient ses véritables convictions. En espérant qu'il ne le sache pas tout de suite.

La belle était résistante, elle détestait le Reich et ses représentants, aimait la France et la liberté. Elle aurait donné sa vie pour que son pays la retrouve, cette liberté. Seulement elle aimait Lukas aussi, son mari. Ils avaient fait un mariage d'amour, elle continuait de l'aimer. Il aurait été tellement plus simple de le détester ! Tellement plus facile pour elle ! Mais rien n'était jamais facile, évidemment. Maintenant, elle se sentait perdue, déchirée entre son amour pour son mari et ce qu'elle estimait être son devoir de Française. En fait, ce qu'il me faudrait, ce serait un guide : "que faire quand on aime son ennemi", en plusieurs volumes. En cet instant précis, vêtue de sa robe de satin couleurs lilas, ses longs cheveux bruns rassemblés en chignon sophistiqué, avec autour du cou un splendide sautoir en perles de culture du Japon offert par son mari, elle avait envie de s'enfuir à toutes jambes. Et à peine cette pensée traversa son esprit qu'elle raffermit sa prise autour du bras de Lukas. L'art et la manière de savoir ce qu'on veut.

Comme de bien entendu, personne, pas même Herr Heimrich, ne devina les pensées qui traversaient la parfaite bourgeoise de Strasbourg. Elle continuait à sourire, parlant avec certains et saluant d'autres, la comédie continuait. Comme sur une grande scène de théâtre sur laquelle elle serait à seule à comprendre qu'elle est actrice. Actrice maudite, a l'instar de toutes ses étoiles du cinéma aux destin funeste. La comédie est un jeu dangereux. Ce qui se construit sur le mensonge ne peut pas durer. L'arrivée de Hoffenberg stoppa net les conversations et les pensées.

« Messieurs, mesdames. Bienvenue. Plus tard dans la soirée, monsieur Ribbentrop viendra nous rejoindre pour célébrer le Reich. Mais pour le moment, nous vous laissons en compagnie d'un compositeur de talent venu tout le droit de Berlin, le grand Pfeffel. A tous, nous souhaitons une bonne soirée, et profitez, tout est offert par le Führer et par ses ministères. »

Fêter le Reich alors que le débarquement était imminent ? Si tant est qu'il n'avait pas eu lieu ? Décidément, les nazis avaient de drôles d'idées. En bonne épouse de dignitaire, elle applaudit vigoureusement, à l'instar de son époux à sa droite qui affichait un sourire réjoui. Bon sang, vivement que les Anglais arrivent, je n'en peux plus de tout ce cirque. Une petite musique résonna dans la grande pièce, douce et entraînante. Pas de doute, le chef des SS savait y faire avec la communication. Mais alors qu'elle buvait une gorgée de champagne frais et pétillant, son cher et tendre s'approcha d'elle et lui glissa à l'oreille :

"Vous dansez, madame ?"

Anna eut un sourire, un sourire sincère cette fois-ci. Comme si rien n'avait changé, comme si il n'y avait jamais eu de nazisme, de guerre. Comme si ils étaient seuls au monde.

"- Je regrette, c'est impossible, mon mari arrivera bientôt et nul doute qu'il sera très jaloux ! Fit-elle d'un ton taquin et sans se départir de son radieux sourire, qui s'élargit encore en rencontra le regard bleu de Lukas.
- Votre mari ? On s'en fout de lui !" Grommela l'Allemand en lui prenant son verre des mains avant de l'entraîner sur la piste.

Décidément, la frontière entre le mensonge et la réalité est ténue, songea Anna alors que Lukas la prit dans ses bras pour commencer la danse.
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Oskar von Wiedermann



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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1a : des festivités façon "nazi"    Jeu 22 Nov - 3:07

Depuis quelques jours, toute la garnison ainsi que tous les représentants des forces d’Occupations ne parlaient que de cet événement : la visite du Reichsminister von Ribbentrop. L’excitation était palpable, beaucoup avaient eu, à l’annonce de cette arrivée, cet éclat étrange dans le regard, comme si le Messie lui même allait enfin descendre sur Terre.
Se gardant bien de faire le moindre commentaire, Oskar s’était contenté de suivre le rythme, particulièrement éffréné des préparatifs, notamment pour les questions de sécurité. La réception devait être fastueuse, totalement à la gloire du Reich et de sa cause, en d’autres termes, une cible toute trouvée pour les résistants, une opération qui serait ô combien juteuse si menée à bien. En conséquence, les précautions allaient devoir être infiniement plus importantes. En deux jours, il avait passé plus de temps avec Waltz que pendant les deux dernières années, pour peaufiner les détails pratiques de la grande soirée nazie. Le plus âgé n’avait cessé de marteler qu’il fallait à tout prix que tout se passe sans le moindre incident ou bien des têtes allaient tomber. La sienne peut-être.

Une flûte de champagne à la main, il va et vient dans la salle des réceptions de la mairie, s’arrête de groupe en groupe, échange quelques platitudes de circonstances, sourit parfois, mais n’exprime jamais vraiment le fond de sa pensée. D’ailleurs, sa pensée vient d’être accaparée par une ravissante jeune femme vêtue d’une robe fourreau rouge. Pris dans une conversation sur l’avenir du Reich, il ne peut se dérober comme il le désirerait pour aller à sa rencontre mais leurs regards se croisent. Le chef de la SS vient d’annoncer l’arrivée imminente du Reichsminister et la musique s’élève. Ne pouvant quitter subitement le groupe d’officiers qui s’est formé, il la regarde de loin, comme souvent, pestant intérieurement contre celui qui l’accompagne, officiellement du moins. Il le regarde parader, exhibant sa femme, son joyau – qu’il ne mérite pas – et arborant une attitude outrageusment flagorneuse envers les quelques allemands qui se trouvent à proximité. Décidément, il ne pourra jamais cesser de mépriser Florent Récourt. Lorsqu’enfin la conversation qui l’acapare prend fin, il se dirige vers un autre groupe, bien plus intéressant. Dos à Emilie, feignant de profiter du buffet offert par le Führer, il pouvait à loisir écouter la conversation qui se tenait.
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M. Emilie Récourt



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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1a : des festivités façon "nazi"    Sam 24 Nov - 18:43


Mondanités allemandes


Voluptueuse, elle recevait tous les compliments, comme à son habitude Florent était heureux d’avoir une si belle femme à son bras, cette femme était la sienne, à personne d’autre. Elle souriait à tous, conversait sur la gloire de l’Allemagne. Irréprochable, voilà ce qu’elle était. On ne pouvait pas lui reprocher d’être une bonne épouse, depuis le temps qu’elle supportait son mari, elle méritait une médaille pour ce qu’elle faisait. Au début, elle le respectait, mais depuis la guerre, cet homme serait bien mieux au fond d’un lac. Elle décrocha de la conversation que tenait son mari avec quelques collaborateurs comme lui. Ils rêvaient tous de gloire, quelle désillusion, toutes les personnes censées savaient que les allemands perdraient la guerre. Les soviétiques, les américains, les anglais, ils étaient tous contre Hitler, bientôt ça serait la fin. Emilie eut un pincement au cœur en pensant à Oskar, que deviendrait-il une fois la guerre terminait ? Elle le savait, si cela adviendrait, il finirait prisonnier ou au pire, on le mettrait à mort. Les chiens enragés, qui se déclareraient sauveurs, mordraient toutes les personnes dites ennemis. Ainsi était la guerre, quand les vaincus perdaient, les vainqueurs enfonçaient bien le clou dans la plaie. La blonde jeta un regard vers la piste de danse et y vit l’une de ses connaissances, Anna Hemrich, en train de danser avec son mari. La jeune femme sourit face à la scène et se tourna à nouveau vers son mari et ses compagnons collaborateurs. Elle acquiesçait, souriait encore et toujours, jusqu’à ce qu’elle sentit ce parfum, tout près d’elle. Il était là, probablement derrière. Elle termina son verre de champagne et fit signe à son mari qu’elle allait en chercher un autre au buffet. Il était juste derrière dos à elle. Un petit sourire apparut sur ses lèvres, alors qu’elle s’approchait aux côtés d’Oskar. Durant cette soirée, il était son unique soutient, même si elle ne pouvait montrer une seule marque d’affection.

« Cette soirée est-elle à votre goût Mr. Von Wiedermann ? » Dit-elle d’un ton neutre, tout en se servant une coupe de champagne.

Elle ancra son regard dans le sien, un regard qui en disait beaucoup, mais qui ne laissait rien transparaître. Au mieux, on allait croire qu’elle conversait avec l’homme qui occupait son manoir. Une simple hôtesse qui se préoccupe du bien-être de son invité. Emilie avait toujours été bonne comédienne, quand il le fallait, elle savait très bien simuler, que rien ne pouvait lui être reproché. Elle se sentit dévisager, c’était Florent, elle lui envoya un agréable sourire, mais resta à sa place, aux côtés d’Oskar.
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Oskar von Wiedermann



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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1a : des festivités façon "nazi"    Dim 23 Déc - 17:54


Circulant d’un groupe à l’autre, il n’avait pourtant jamais beaucoup quitté la belle Emilie des yeux. Sereine et radieuse au bras de son époux, c’était l’image qu’elle donnait d’elle même, écoutant d’une oreille les conversations des hommes bouffis d’auto-satisfaction, rêvant de profit, de gloire, de victoire et de renommée. Toujours les mêmes refrains, dans beaucoup de bouches, en français, en allemand, et sans doute aussi en anglais.
La fin de la guerre … une éventualité qui faisait sourire certains officiers, plus par dédain que par réelle préoccupation, mais qui trottait dans l’esprit d’autres comme une issue qui se dessinait de plus en plus sûrement. A quel prix, tel était la question que ceux là se posaient.
Certains couples s’étaient laissés tenter par un tour de danse, la musique s’y prêtant particulièrement. Jeune homme de bonne famille, il avait été initié à ce divertissement par ses parents mais avec les années les occasions s’étaient faites plus rares. Il se prit à imaginer Emilie, virevoletant gracieusement sur une valse lente ou bien sensuelle, au son d’un tango. Sachant pertinemment qu’ils ne pouvaient se permettre d’être vus en public de la sorte, il ne fit qu’imaginer la scène, regrettant toutefois qu’elle dût n’être qu’une pensée fugace.
Veiller au bon déroulement de la soirée, à ce qu’aucun incident ne soit à déplorer devait être son seul souci, le tout en conservant ce flegme et ce détachement, indisociables de ces petites agapes en société.

Elle était là, toute proche et pourtant inaccessible, il pouvait lire dans son regard tout l’ennui du monde, mais il y voyait également cette flamme, malicieuse et mutine, qui l’avait conquis sans même qu’il s’en rende compte. Approchant le buffet, il coupait toujours plus la distance entre eux. La scène aurait paru anodine à n’importe quel observateur, mais eux savaient. Ces jeux de regards, c’était leur terrain à eux, leur évasion commune. « Cette soirée est-elle à votre goût Mr von Wiedermann ? » demande-t-elle d’un ton courtois, neutre, alors qu’elle se laisse tenter par une autre coupe de champagne. Il sourit poliment, et répond avec la même neutralité, celle qu’on réserve aux banalités d’usage, mais avec dans la voix une petite once d’amusement, destinée à elle seule. « Ce n’est pas à moi qu’elle doit plaire madame, mais prétendre qu’elle est désagréable serait mentir.. » Elle lance un regard à son époux, qui semble vérifier que sa magnifique moitié ne se soit pas éclipsée, mais elle demeure immobile, à ses côtés, le bar leur servant de rempart, d’alibi. « J’ose espérer que ces messieurs ne vous importunent pas trop avec leurs conversations… » lance-t-il, saluant à son tour, l’époux devenu encombrant dont il avait croisé le regard.
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1a : des festivités façon "nazi"    Aujourd'hui à 5:42

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EVENEMENT 1a : des festivités façon "nazi"

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