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 AGNES ♣ Qui jamais ne connut ce qu'est l'amour, n'a jamais pu savoir ce qu'est la peine.

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Agnes G. Hoffenberg
ADMIN ℘ blond and proud


►messages : 70
►jour de débarquement : 19/08/2012
►métier/fonction : Ancienne Infirmière
►religion : Protestante

MessageSujet: AGNES ♣ Qui jamais ne connut ce qu'est l'amour, n'a jamais pu savoir ce qu'est la peine.   Dim 14 Oct - 19:22





Agnes Gemma Hoffenberg

❝Qui jamais ne connut ce qu'est l'amour, n'a jamais pu savoir ce qu'est la peine.❞

Agnes G. Hoffenberg • 2 février 1905 • 39 ans • Allemande • Infirmière • Protestante • Mariée • Civils • Charlize Theron




Quel objet ne quitte tu sous aucun prétexte ?

Ma bague de fiançailles, elle représente l'amour qu'il y a entre Reinhard et moi. Je ne m'en sépare jamais et sous aucun pretexte, la retirer serait comme enlever une partie de moi.


Si tu devais mourir pour quelqu'un/quelque chose, ça serait quoi ?

Au delà de l'amour que je porte à ma patrie, c'est ma famille qui compte le plus à mes yeux. Je serais prête à faire tous les sacrifices possibles et inimaginables pour mon mari et mon fils, y compris mourir.


Que penses-tu du Reich ?

Nous avions besoin de changement, que les choses bouges et qui nous donne à nous, la priorité. Le Reich est une idéologie que je respecte certes quelques fois un peu barbare, mais ça correspond à bons nombres de mes idées.


Préfères-tu le climat de paix actuel ou la politique de guerre ?

Le climat de paix sans hésitation. J'ai horreur de passer mes journées à attendre, attendre que mon fils et mon mari reviennent sains et saufs. Chaque seconde qui passe, je m'inquiète un peu plus pour eux, alors le climat actuel me permet de me reposer et d'enfin pouvoir dormir en sachant que je reverrai mon époux le lendemain.


Que penses tu débarquement ? Espoir ou fantasme ?

Surement un fantasme, du moins je l'espère, je n'ai aucune envie de voir les alliés débarquer et le sang couleur à nouveau.







Toi et seulement toi !


Melissa • Eternal Love ou Mel' • 20 ans • Bruxelles (a) • comment as-tu connu le forum ? Hum, devine ? • Inventé • Je vous aiiiime 50







Dernière édition par Agnes G. Hoffenberg le Mer 17 Oct - 17:03, édité 5 fois
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Agnes G. Hoffenberg
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MessageSujet: Re: AGNES ♣ Qui jamais ne connut ce qu'est l'amour, n'a jamais pu savoir ce qu'est la peine.   Dim 14 Oct - 19:23



Jalouse • Intelligente • Sensible • Optimiste • Curieuse • Affectueuse
Craintive • Rusée • Sournoise • Courageuse • Susceptible • Prudente


Ton Histoire
« 20 décembre 1926 »

Un cri persan résonna à travers la pièce, la douleur était tellement intense que des larmes incontrôlables coulaient le long des joues d’Agnes. Ses mains serraient fermement les draps d’un blanc immaculé tandis que ses muscles se tendirent. Tout devenait flou, elle n’arrivait même plus à distinguer le visage des sages-femmes, un ultime élancement se fît ressentir au fond de ses entrailles, il y eut un dernier hurlement et ses yeux se fermèrent. Sa respiration ralentit doucement, elle n’avait plus la force de tenir sa tête droite, elle aperçut brièvement une petite boule rose enveloppé dans une couverture mais s’endormie presqu’aussi tôt. Son mari était assis à terre dans le couloir, ses mains serraient fermement ses tempes, l’inquiétude l’avait envahi depuis quelques heures. Sa femme criait et il restait là impuissant, il ne pouvait rien faire d’autre qu’attendre. Sa propre mère était morte en couche et si pareille chose arrivait à Agnes, il ne pourrait le supporter. Soudain le cri du bébé vint le secouer, il se leva précipitamment ouvrit la porte et entra dans la pièce les larmes aux yeux. Agnes, était là, allongée elle ne donnant plus aucun signe de vie mais l’une des sages-femmes eut la bonté de le rassurer. « Elle va bien. » Un sourire immense se dessina sur son visage, il s’approcha de son fils encore frêle et le prit dans ses bras. « Reinhard ? » La voix d’Agnes trahissait sa faiblesse, mais elle sourit à son mari et à la vue de ce petit ange auquel elle venait de donner la vie. D’affreuses cernes entouraient ses yeux, ses mains tremblaient et sa peau était devenue aussi blanche que les draps, pourtant la jeune femme restait d’une beauté impressionnante. Ses yeux d’un gris transperçant suivaient la silhouette de son jeune époux, qui ne tarda pas à venir s’assoir près d’elle. Elle tendit les bras pour prendre à son tour cette petite chose qui semblait si fragile et qu’elle allait devoir protégée jusqu’à son dernier souffle.

Entourée à la fois de son mari et de son fils, ce moment semblait clairement être le plus beau de sa vie, sa petite famille réunit au complet sans la moindre ombre au tableau, une joie immense traversa son cœur. Elle lança un regard tendre à Reinhard tout en caressant les joues du petit trésor se trouvant dans ses bras. Alexander, ce doux prénom lui allait si bien, Reinhard et Agnes avaient évidemment choisis de le nommer comme son grand-père et cela lui convenait à merveille. La jeune épouse jeta un coup d’œil à travers la fenêtre et remarqua la neige qui tombait délicatement dans les rues. Elle ne tarda pas à rendre Alexander à son père pour continuer à se reposer.

Le soleil matinal vint la sortir doucement de son sommeil, ses paupières étaient encore lourdes mais elle se força à ouvrir les yeux. La chambre était illuminée et la jeune femme remarqua immédiatement un nouveau tableau accroché au mur. Il s’agissait là d’un paysage enneigé, elle l’avait repéré quelques jours plus tôt, mais avait décidé de ne pas l’acheter dû à son coût fort élevé. Apparemment, Reinhard avait jugé que les efforts qu’elle avait fournis la veille méritaient bien un présent. Elle se releva légèrement, une douleur se fît ressentir dans le bas de son ventre, elle y posa une main délicate avant d’observer l’ensemble de la pièce. Elle s’arrêta dans le coin supérieur droit, il y avait là un berceau blanc, elle repoussa ses couvertures pour s’en approcher en gardant ses mains posées sur son ventre. L’enfant qu’elle avait mis au monde était encore endormi, sa respiration était douce, son torse se bombait à chaque expiration. Agnes était subjuguée par autant de beauté. Un sourire vint se dessiner sur ses lèvres, jamais elle n’avait vu et ressentit pareille chose, elle était enfin mère. Ne voulant pas le réveiller, elle s’éloigna silencieusement du berceau et s’assit à son bureau. Son mari n’étant pas encore rentré, elle en profita pour se mettre à écrire. Elle sortit son carnet du tiroir, et le déposa sur la table. Elle avait commencé, quelques jours avant la naissance d’Alexander, à rédiger une sorte de biographie destinée uniquement à son fils.

« Mes parents se sont de nombreuses fois amusés à me conter le jour de ma naissance. Cette nuit-là, ma tante était restée dormir à la maison pour être au chevet de ma mère. Elle était très anxieuse, Eugenia arrivait de moins en moins à se déplacer et avait donc beaucoup de mal à surveiller Adrian, qui était alors seulement âgé d’un an et demi. Elle souffrait de douleurs aux jambes atroces et n’attendait qu’une seule chose, mettre au monde son deuxième enfant. Tante Ania faisait tout ce qui était en son pouvoir pour la soulager, malheureusement, son mal ne cessait de s’intensifier. Elles s’étaient doutes deux couchées inquiètes, ne sachant pas s’il y avait un quelconque problème avec le bébé, elles en furent bien vite informées. En plein milieu de la nuit, alors qu’aucun bruit ne se faisait entendre, les cris de la jeune Eugenia réveillèrent toute la maison. A ces hurlements, se mêlèrent les pleures du petit Adrian qu’Ania tentait par tous les moyens de calmer. C’est dans ces conditions bruyantes, que je suis née. Il n’aura fallu qu’une demi-heure de souffrance à ma mère pour me voir naître.

J’ai grandie dans une petite maison en brique, ma mère adorant les fleurs, il y en avait dans chacune des pièces, y compris ma chambre. De belles roses blanches, je m’en souviens encore, Eugenia venait sentir leur douce odeur dès qu’elle passait par là. Elle me bordait tous les soirs sans exception, mais une fois qu’elle avait éteint la lumière, je savais pertinemment qu’une dispute entre mes parents allait éclore. C’était comme cela jour après jour et ça ne faisait que resserrer les liens avec mon grand frère. La plupart du temps, nous nous cachions dans le haut de la cage d’escalier pour écouter et nous nous réfugions ensuite chacun dans nos chambres, des larmes plein les yeux. Mon enfance était heureuse la journée, mais triste la nuit. Quelques fois, mon père levait la main sur ma mère, mais jamais il n’osa nous toucher, cette inquiétude régnait cependant en moi, lorsque ses pupilles se dilataient et que ses joues devenaient rouges, une peur immense apparaissait. Je me suis toujours promis que jamais je ne laisserai un homme lever la main sur moi et encore moins celui que j’aimais. Cependant, je n’avais aucun mal à comprendre que ma mère se laisse faire sans réagir, après tout, elle l’aimait comme aucune autre femme n’aurait pu l’aimer. Son cœur contenait tant d’amour pour cet homme, que lorsqu’elle apprit que l’Allemagne était en guerre, il fût brisé en mille morceaux. 1916, cette année restera à jamais gravée dans nos esprits, j’étais seulement âgée de onze ans lorsqu’un officier nous appris que mon père était décédé en héro. La guerre l’avait emporté comme nombreux de ses confrères. Un flot impressionnant de larme fût déversé par notre famille à l’annonce de cette tragique nouvelle. Mon père qui, malgré ses nombreux défauts, avait réussi à nous donner un toit et à veiller sur nous pendant tant d’années, venait de s’éteindre. Une colère incommensurable était enfouit au plus profond de mon être. L’Allemagne fût vaincue en 1918 et la colère que j’avais ressentie pendant de nombreuses années fit place à la haine. Mon père méritait cette victoire, au lieu de ça, il était mort pour rien.

Je grandis si vite, que ce fût bientôt à mon tour de consoler Eugenia et non l’inverse. J’avais pris l’habitude de la serrer si fort dans mes bras que tous ses problèmes s’évanouissaient dans le profond néant. Mais je n’étais pas la seule à avoir mûri, Adrian approchait de ses dix-sept ans, lui qui avait tant détesté son père, l’adorait aujourd’hui et avait décidé de suivre sa trace. Il s’enrôla dans l’armée, ce qui causa à notre mère un chagrin encore plus gros. Je me sentis quelques peu abandonnée dans cette maison qui était maintenant quasiment vide. Eugenia ne sortait plus et je me chargeais donc de prendre soin d’elle ainsi que de la maison. Je me rendis bien vite compte que prendre soin des autres étaient devenu un besoin, cela me permettait de m’évader et d’oublier tous mes problèmes pour ne penser qu’à ceux de la personne en face de moi. Au fil du temps, je vis mon avenir se dessiner, j’allais devenir infirmière. Cette idée ne correspondait pas tout à fait à la vison que ma mère s’était faite de mon avenir, pourtant j’étais bien décidée à réaliser mon rêve.

Ainsi, deux ans plus tard, je me retrouvais derrière un brancard, tentant de secourir mon premier véritable patient. Je m’en souviens comme si c’était hier, il avait le bras ensanglanté, une mauvaise chute disait-il. J’avais beaucoup de mal à y croire, mais il fallait que je mette ma curiosité de côté pour le soigner. Après lui avoir recousu la quasi-totalité de l’avant-bras, je le laissai se rhabiller et le regardai fièrement partir. Il avait une démarche reconnaissable, à tel point qu’elle est restée gravée dans ma mémoire jusqu’à aujourd’hui. Après Joseph, une longue liste de patients suivie, je devins rapidement beaucoup plus sûre de moi et plus aucune blessure ne me donnait des hauts le cœur. Mon métier était devenu ma passion et bien que ma mère n’appréciait guère que je passasse tout mon temps à l’hôpital, moi, cela me convenait à merveille.

Je reçue bientôt une visite plutôt inattendue. J’étais en train de remplir certains papiers, faisant mon travail administratif, lorsque je remarquai soudain un jeune homme entrant timidement à l’intérieur de l’établissement. Du sang coulait de son front à sa joue droite, je me précipitais pour le secourir et l’inviter à s’assoir. Sans réellement comprendre ce qu’il se passait, des papillons envahissaient mon estomac et un énorme sourire se dessina sur mon visage. Il ne tarda pas à me proposer un rendez-vous galant et je ne pus m’empêcher d’accepter. Cette soirée resta à jamais gravée dans ma tête, ce fût pour moi la découverte de l’amour et un amour qui perdurera à jamais. Eugenia vit immédiatement en la personne de Reinhard, le beau-fils idéal et les diners où il fut invité furent nombreux. Au plus je passai de temps avec lui, au plus j’avais du mal à le quitter et il s’agissait là d’un sentiment réciproque puisqu’il ne tarda pas à me demander en mariage.

Notre mariage fût tranquille et chaleureux, nous avions décidé de n’inviter que notre famille et les plus proches amis. La fête nous correspondait parfaitement et j’en garderais à jamais un souvenir mémorable. Dès lors l’idée d’avoir un enfant germa dans nos têtes, je ressentais une énorme envie, celle d’être mère. Lorsque j’appris quelques mois plus tard que j’allais donner vie, la joie nous envahit ton père et moi.
»

Alexander se mit à pleurer et Agnes n’eut d’autre choix que de refermer son carnet et de déposer son stylo. Elle s’approcha à nouveau du berceau et serra le petit bonhomme dans ses bras tendres. La jeune femme descendit les escaliers en compagnie de son fils, pour attendre sagement le retour de son mari dans le salon, un verre de vin rouge à la main.


« De 1939 à 1944 »

La vie des Hoffenberg changea grandement et Reinhard en tant que dirigeant des SS fût envoyé en Pologne le deux septembre 1939. Même si Agnes éprouvait toujours autant d’amour pour son mari, elle eut du mal à ne pas ressentir de la tristesse lors de son déménagement. Tout avait tellement changé en quelques années qu’elle avait du mal à retrouver ses repères. Son mari quant à lui était très occupé, il organisait les premières mesures anti-juives, localisait et détruisait les réseaux de propagande communiste. Heureusement pour la jeune femme, Reinhard restait bien loin des zones de combats, ce qui lui permettait de ne pas s’inquiéter inutilement. Elle passait la majorité de ses journées à s’occuper de son fils, à faire la cuisine et à lire, même si l’ennui avait rarement le temps de s’installer dans son esprit, elle ne ressentait pas moins de la mélancolie à la pensée de son ancienne vie. Elle devait élever Alexander dans un pays qu’elle ne connaissait que très peu et un mari de plus en plus absent.

La Solution Finale fût bientôt signée et tandis qu’on fêtait la capitulation de la France et l’avancée de Rommel, les Hoffenberg n’avaient plus rien qui les retenait en Pologne. Reinhard fût donc envoyé en Autriche pour y conduire les recrutements des nouvelles troupes. Le jeune homme fût ensuite nommé Colonel, la fierté emplissait Agnes même si elle avait quelques fois du mal à comprendre les agissements de son époux. Son amour était tellement grand qu’elle préférait se taire, même si d’horribles cauchemars hantaient parfois ses nuits. Certes, elle était plutôt d’accord avec les idées de bases du Fhürer, mais certains actes n’en restaient pas moins abominables. Alors qu’elle s’habituait à peine à sa nouvelle ville, son cher et tendre époux lui appris qu’ils allaient à nouveau déménager. Cette fois-ci, ils iraient à Strasbourg, Reinhard fût nommé responsable de la Waffen SS.

Pendant que son mari s’occupait des opérations policières de la ville et de faire les résistants et les opposants, Agnes, elle, s’occupait de temps à autre de l’hospice de la ville. Bien évidemment, elle ne soignait que les quelques officiers allemands blessés, mais cela lui permis de s’occuper l’esprit.


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