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 Reinhard --> Ta jeunesse à la gueule des vieilles

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AuteurMessage
Reinhard O. Hoffenberg
Admin¥ Chef de la SS


►messages : 41
►jour de débarquement : 10/06/2012
►métier/fonction : Chef de la Waffen SS à Strasbourg/ Responsable des exécutions et rafles.
►religion : Protestante
►localisation : Strasbourg

MessageSujet: Reinhard --> Ta jeunesse à la gueule des vieilles   Lun 8 Oct - 0:25





Reinhard Oliver Hoffenberg

❝ein volk ein reich ein führer❞

Reinhard O. Hoffenberg • Le quinze septembre 1904 • 40 ans • Américain • Chef de la Waffen SS à Strasbourg • Protestant pratiquant • Marié • Police • Jurgen Vögel




Quel objet ne quittes tu sous aucun prétexte ?

Qu'on ne lui demande pas de laisser son livre favori au besoin d'autre chose. Qu'on ne lui demande pas d'abandonner son Mein Kampf pour un paquet de cigarettes. Jamais il ne pourrait se séparer du guide que le Führer en personne a rédigé pour le bien du peuple allemand.Adolf Hitler a fournit aux allemands une manière de s'exprimer, dans le livre à la couverture orange.


Si tu devais mourir pour quelqu'un/quelque chose, ça serait quoi ?

Par delà l'amour pour sa femme qu'il aime. Il se sent prêt à mourir pour son pays, pour sa nation. Mourir pour sa mère patrie, c'est un sacrifice qu'il effectuerait les yeux fermés. Mourir pour l'Allemagne ne serait pas simplement un acte de bravoure, ce serait donné sa vie à sa cause, à la destruction des communistes, du judaïsme et du triomphe des aryens. Il ne mourrait pas pour Hitler lui même, car même si le Guide est d'une importance capitale, ce n'est pas lui, mais son Combat qu'il faut mener à bien.


Que penses-tu du Reich ?

Le Reich est l'évidence même de sa pensée. Idéaux mortuaires. Le Reich donne aux véritables amoureux de la race pure le moyen de s'exprimer. Le Reich est celui de la liberté. A mort tous les idéaux que défendent les opposants, rien n'arrêtera jamais de libérateur des passions. Le nazisme qui représente cette beauté incomprise par les alliés. Le Reich est le fédérateur des populations, l'exterminateur de la vermine.


Préfères-tu le climat de paix actuel ou la politique de guerre ?

Les deux climats conviennent parfaitement au militaire qu'il est. La guerre apporte son lot de massacres, de pillages et d'exécutions sommaires. Le plaisir de massacrer les uns, les autres tout en étant pressé par le bruit des cannons qui retentissent au loin, aux Amériques. Le climat d'Occupation quand a lui convient parfaitement à l'homme parce qu'il peut enfin prendre position sans risquer de se faire tuer. Traquer la résistance, organiser les rafles, et surtout prendre du bon temps dans les cabarets ont quelque chose dont le goût ne se perd jamais.


Que penses tu débarquement ? Espoir ou fantasme ?

Fantasme complet. Même si les américains venaient à débarquer sur le sol français, l'Europe est aux mains de l'Allemagne et des forces de l'Axe. Les alliés sont bien trop occupés à tenter de reconstruire les armées déchiquetées pour pouvoir organiser l'invasion de la France et pour mettre les troupes allemandes à mal. Cependant, il pourrait bien que l'engagement à l'est vienne perturber les plans d'Hitler et de ses généraux.







Toi et seulement toi !


Yoann• RedDragon • France/ Rhône-Alpes : • ==>[] • Auto validé 52 : • Inventé • Vive les moustaches !: •









Froid • Rusé • Manipulateur • Sage • Perfide • Charmeur
Sadique • Intelligent • Calculateur • Souriant • Jaloux • Curieux


Ton Histoire

"Aux miséreux sur les tambours"

"Aux sombres héros que la guerre emporta, aux sombres actes qui poussèrent l'Allemagne à la décadence, à la folie d'un peuple qui se révéla être le plus cruel et le moins humain du monde. Aux miséreux sur les tambours qui perdirent la vie pour la cause. Au peuple de France, au peuple de Prusse qui perdirent la vie à s'échiner les uns contre les autres. A la vie, à la mort. Pour que jamais cela ne puisse se reproduire. ". Partout sur le journal du quinze septembre 1904, l'hommage vibrant aux troupes de la Prusse qui avaient pris les armes contre la France.

C'était ce jour là, sur sa table de cuisine que Hans Hoffenberg posa le journal négligemment. Colère. Lui qui n'avait jamais eu à se battre mais qui depuis vingt ans maintenant était un officier de l'armée prussienne. Jamais il n'avait eu la chance de pouvoir prouver qu'il aimait son pays, sauf peut-être à coup contingent, à coup de mobilisation pour des missions qui jamais ne pouvaient se dérouler, et à coup du bel hymne de Mein Beau Pays je t'aime.

Lui voulait se battre, il avait la fibre combattante, ne rien faire l'insupportait, et c'est en cette journée qu'allait se livrer le plus grand combat de sa vie. La naissance de son fils ne se révélerait pas sous son plus beau jour quand sa femme viendrait à avoir des contractions. Pendant ce temps, il pensait aux possibilités d'un jour partir au combat. La situation en Europe n'était pas au beau fixe mais ça ne changerait pas, le contexte n'évoluerait pas de la manière dont il le souhaitait. Jamais on ne se battrait quand il serait en service. La guerre serait pour 1936 au moins. A l'allure où allait le temps, il serait démobilisé à ses quarante ans. Il ne pouvait déjà plus assumer quelques tâches de basses besognes tellement son pauvre dos le faisait souffrir. Triste pays, puis triste lui.

Alors qu'il pensait aux meilleures façons de préparer la guerre qu'il voulait mener avec soin, on cria dans la chambre. Oh Dieu tout puissant, que lui voulait la femme qu'il n'aimait que moins depuis sa grossesse. L'avoir l'engrossé ne lui avait pas apporté de l'amour mais de la haine pour cette vache. Il ne la supportait pas, vraiment. Ses prières de ne plus la voir allaient s'exaucer puisque quelques heures plus tard alors que le travail serait bien entamé, que le bébé serait dehors, que l'infirmière était en train de s'occuper de rafraîchir la mère, son appareil reproductif se mit à saigner. Morte en couche, le mari joua bien entendu le rôle du défunt époux, le triste à en mourir. Aux sanglots, aux violons, aux danses viennoises que l'on traîne sur les toits. Pas de loup dans la neige, il veilla le corps avec l'idée de s'évader, laisser son gosse ailleurs et s'enfuir dans les bonnes jupes de maman l'armée.

"Aux hommages vibrants qu'on fit à ma femme. Famille au bord du gouffre, nous acceptions volontiers vos reichsmarks pour nous aider financièrement". Il ne reculait devant aucune façon pour se faire un peu d'argent, de quoi se payer quelque chose loin d'ici.

La mort de sa femme avait signé sa décision, une armée qui ne se battait pas contre les français et qui continuait d'occuper l'Alsace et la Lorraine sans chercher à conquérir plus loin que des terres qui étaient à eux n'avait pas besoin de lui. il s'offrirait un poste à Berlin, avec son diplôme d'économie on lui ouvrirait les portes d'une banque privée où il ferait son trou. Cohabiter avec les juifs ne le dérangerait pas, tant qu'il pourrait continuer à entretenir de proches relations avec les extrémistes va-t’en guerre qu'il s'aimait à défendre. Les juifs n’avaient aucun intérêt pour lui mais il n’était l’un des détracteurs qui commençait à faire leur apparition ici. Venu de Viennes juste après la fin du siècle, dans les années mille neuf cent, ces derniers avaient une voix de l’extrême droite complètement différente des nationalistes.

Il se souvenait des brides d’image de son magnifique gamin, ses petites mains qui sortaient des entrailles broyées de sa mère. Alors que le corps de la bonne femme partait en lambeaux, que ses frêles intestins venaient à toucher l’estomac dans une mare de sang purulente, que le col de son utérus partait en fumée, le petit était là, beau, rayonnant, aux cheveux blonds où le sang se mêlait au liquide que le placenta avait collé, petits morceaux d’utérus sur le bide, petite trainée de sang au coin de l’œil.

Pouvait-il partir ? Avait-il le droit de se casser dans une banque à Berlin ou ailleurs ? Oui, peut-être. Ou non. Il revint à penser à l’armée. Un bon patriote était-il un déserteur ? Mais… Une bonne mère mourrait-elle en donnant la vie ? Une bonne mère ne devrait pas veiller sur son marmot jusqu’à la fin des temps, même par-delà les horizons que promettait la Mort. Tiens. Il pensa à la mort, frappant comme un amoureux transit chanterait l’Ave Maria. La Mort, elle qui venait de libérer son cœur d’un souci de taille. Il avait cherché à trouver la meilleure manière de la tuer, de la faire taire à jamais, et on venait de lui offrir ses désirs sur un plateau.

Croyant et pratiquant, il se punissait de penser à mal. Après tout, elle n’était plus simplement une femme avec qu’il se devait d’avoir des rapports sexuels et humains réguliers. Non, elle n’était plus seulement une femme, elle était une mère. La mère de son enfant. Cette femme devait être considérer comme « bonne » par son mari, la religion lui dictait les principes qu’il devait suivre, et aujourd’hui, lorsqu’il éprouva une certaine satisfaction à la voir mourir, il n’avait pas l’impression d’être le croyant qu’il devait être. S’il avait suivi les enseignements de la Bible sous sa forme la plus catholique, la punition pour de telles pensées aurait été le coup de fouet salvateur. Des libertés qui mènent à quoi ? Au châtiment divin. Des libertés que la religion ne pouvait tolérer. Penser à la différence de l’église catholique était un crime.

Parfait protestant, il ne croyait aucunement aux préceptes des religieux. Pour lui, son interlocuteur privilégié n’était pas un homme en soutane adorateur d’enfants ou tordu par des perversions comme la soif de l’argent, non. Pour lui, il était le communiquant du Seigneur tout Puissant. Oui l’ami, celui qui faisait prendre feu aux enfants, celui qui ne nourrissait pas les nécessiteux et qui faisaient s’enrichir les biens portants. Le Seigneur était clément, surtout avec ceux qui avaient les moyens de s’engloutir sur des tonnes de monnaie.

Cette religion n’était pas la réponse à sa question. Les pleurs de son fils, si frêle, si léger, petite bouille d’enfer et de paradis. Demi-dieu et demi démon. Ce fut de le voir ainsi, grandir dans un orphelin miteux de Berlin qui décida le père à s’établir avec son fils. Les économies de toute une vie lui feraient obtenir l’éducation protestante de la meilleure espèce. On lui apprendrait que non l’église n’était pas bonne, que oui Dieu était là présent, et surtout que les français étaient des ennemis qu’il fallait éradiquer. On lui ferait louange d’un peuple de la belle Prusse, chevaliers teutoniques aux allures de milice. On lui conterait les aventures que les frères Grimm avaient esquissées sur des manuscrits anciens. On lui donnerait les bases en mathématiques pour qu’il puisse, à l’image de son père s’instruire et grandir dans une société où l’Allemagne pacifiste dominerait au grand désarroi du vieillard qui lui servirait de père.

Tout était maintenant tellement clair dans la vie de l’adulte qu’il ne pouvait plus imaginer quelque chose de différent, quelque chose qui ferait chavirer à jamais son histoire, celle de son fils et celle de la Prusse que l’on appellerait bientôt l’Allemagne. Lorsqu’il alluma la cigarette qu’il tenait entre ses lèvres closes, il bénit Dieu de lui avoir rendu la raison avant qu’il ne parte en laissant l’infirmière s’occuper de son marmot. Il bénit le ciel pour que sa femme ne soit plus là. Qu’elle s’éteigne à jamais dans les cieux obscurs que le Puissant avaient bâti pour les infidèles. Qu’elle soit brûlée sous l’autel infernal de l’enfer.

« Les navires échoués se ramassent à la pelle »
Dix ans de vie. Qu’est-ce que dix ans dans de tristes chansons ? Qu’est-ce que dix ans dans l’Histoire d’un Monde ? Y’a toujours un amour qui s’est barré. Dix ans de vie. Dix ans de conneries. Dix ans de souffrances.
Certains passent l’enfance à déverser des marrés salantes dans le coin du rue sur le cadavre d’une République éclatée. Certains vivent dix ans pendant lesquels ils meurent d’un chagrin d’amour qui se brise. D’autres passent dix ans à rire, dans cette joie qui terminera par le drame dont chaque vie est la triste victime par un jour de printemps ou d’une nuit de songes dans l’hiver le plus profond, là, au fin fond d’un cantique dans cette paroisse aux reflets moribonds.
Dix ans de vie où les navires échoués se ramassent à la pelle. Certains se quitteront pour quelques mois et termineront côte à côte dans le même cimetière sans jamais avoir pu se dire adieu. Certains meurent, d’autres pleurent.
Lorsque Reinhard eut ses dix ans, alors que la rentrée scolaire religieuse battait son plein, ce ne fut pas dans les hospices les plus terribles qu’un gamin eu à connaitre. Son père qui depuis n’était plus membre de l’armée car ses vertèbres se réduisaient peu à peu en compote avait eu vent d’un filon industriel à grande ampleur. Ainsi, la vie n’avait plus jamais eu été la même. Né dans une misère grandissante, Reinhard qui n’avait jamais pu connaitre sa mère et dont son père ne parlait jamais, sauf pour faire preuve de la vulgarité la plus extrême qu’il put entendre dans sa jeunesse, les soirs où il ne rentrait pas seul, toujours aux bras d’une Black Betty. Cette misère n’avait plus été un souci lorsque son père avait racheté pour quelques bouchées de pain cet atelier de menuiseries. Alors que ses dix ans avaient eu lieu par un jour d’école, le premier de l’année, il avait été dispensé pour que son père puisse lui jouer son rôle de « père parfait. »

En effet, toute la matinée était consacrée à la visite d’un chantier d’aviation militaire, les premiers modèles que l’on construisait à l’époque pour s’assurer de la bonne défense des territoires. Le midi avait conduit les deux hommes dans un petit restaurant berlinois où le jeune Hoffenberg avait eu le droit à souffler quelques dix bougies sur un Bretzel géant. L’après-midi n’avait pas été de tout repos, entre la fête foraine où ils aimaient flâner lorsque le temps le permettait et le lac où ne se baignait plus à cette période de l’année. Cette journée était sans doute la plus belle qu’il puisse vivre jusqu’à aujourd’hui car elle fut pleines de souvenirs avec l’homme qui quelques années plus tôt ne voulait pas même l’élever.

Otto s’était montré bien meilleur père qu’il en avait l’air. Dans le tourbillon de la vie, il avait soufflé le bonheur et il débordait aujourd’hui de richesses dont lui seul connaissait les véritables valeurs. Alors qu’il occupait tantôt un appartement berlinois tantôt une maison de campagne à Munich, il ne sentit pas arriver le souffle de la guerre. A cette époque du temps, il ne prenait plus part qu’à quelques réunions de nationalistes où il conduisait parfois son fils car ce dernier était un aimant véritable à femmes.

Il avait trouvé la solution pour conduire quelques femmes dans son lit sans devoir dépenser un reichsmark. Pas d’alcool, pas de fleurs, rien qu’un gamin offert à leurs mains pinceuses, à leurs phrases répétées à longueur de temps à tous les gamins qu’elles pouvaient croiser. Que de l’hypocrisie qui se terminait par le passage obligatoire vers le géant lit du magnat de la menuiserie berlinoise. Ces endroits, eux n’étaient pas seulement le moyen de pouvoir s’envoyer en l’air, c’était également l’endroit idéal pour trouver des nationalistes convaincus prêts à faire tourner l’économie « toute allemande » et de ce fait, c’est parmi ces gens que ses meubles se vendaient le mieux, surtout lorsqu’en mentant, il affirmait que seulement des prussiens purs souches avaient le droit d’être embauché. Ce n’était pas vrai, un ou deux juifs bossaient même chez lui, à des tâches qui ne nécessitaient pas de réelle expérience bien entendu, juste un peu de balayage, quelques déballages de cartons.
L’économie prospère de son père était une véritable aubaine pour le fils. Ce dernier qui jouait le malheur aux violons pour que son père le couvre de cadeau. Après tout, l’orphelin de mère savait tirer profit de sa situation. Pleurant sur commande lorsqu’il s’agissait de gagner un peu d’argent de la part de son paternel.
Les deux hommes avaient appris à se serrer les coudes. A l’école protestante, Reinhard se fit remarquer pour son bon niveau, sans jamais frôler la meilleure note, il se contenta de la deuxième place, tantôt la troisième lorsqu’un élève particulièrement motivé par un devoir obtenait une meilleure note que lui. Ses opinions politiques et religieuses commençaient à faire face aux autres. Dans la cour de l’école, il fut enrôlé dans le groupe d’un certain Klaüss. Ce dernier détenait son nom d’une famille allemande prestigieuse. Roturiers qui avaient pu faire fortune dans le domaine de la laine, ce nom de prestige était connu non seulement pour les maisons qu’ils détenaient dans toute l’Europe mais également pour leurs opinions politiques tranchées.

Le petit Oliver Klaüss n’échappait pas aux règles que défendaient ces ancêtres. Pour eux, le fléau de l’Allemagne ne venait pas forcément que de la France, mais ils étaient tous liés aux Banques. Alors que rien encore ne pouvait accuser les juifs, pour eux, ces religieux qui se rendaient coupables d’hermétisme face au protestantisme étaient coupables des moqueries que subissaient les allemands sur les places mondiales.

Ce qui déclencha la création de ce groupe fut le projet de loi que voulait voter le Reichstag. Après de nombreuses protestations des populations et d’une grande partie des politiques, le Reichsland qu’était l’Aslace-Lorraine n’obtint heureusement pas les mêmes droits que les états fédéraux véritablement allemands depuis la création de l’Empire Germanique. Le groupe fut réprimé par la direction de l’école car les jeunes enfants se livraient aux règlements de comptes avec les gamins de l’école juive d’en face. Reinhard prenait véritablement de l’assurance et dans ce groupe où il occupait le poste de bras droit, il devenait quelqu’un. Alors que chez lui, son père occupait toujours la première place avec ses histoires de fous sur les clients, avec l’argent qu’il ramenait, ici c’était lui qu’on adulait pour sa force.

Alors qu’il obtenait toujours de bonnes idées pour rendre le quotidien des israélites impossible, on le trouva excellemment doué dans le domaine oratoire. C’est à ce moment qu’il exprima son désir le plus sincère, celui de devenir un grand acteur de théâtre nationaliste ou une figure publique pour s’atteler à la dénonciation de ceux qui rendaient l’Allemagne ridicule pour le monde entier. Son rêve de devenir acteur remontait à l’enfance, à ses deux ans.

C’est à cet âge qu’il avait développé un goût indéfectible pour les jeux de rôles, se prenant pour un soldat qui défendait ses positions face aux vagues d’ennemis croissantes, se prenant pour un prince magnifique devant se battre contre des dragons pour conquérir le cœur de sa belle princesse blonde là-bas, sur le haut d’une grandiose tour effrayante. Il avait même eu le rôle principal d’une petite pièce sur la Création à cinq ans. Il jouait l’omnipotence, l’entité la plus cruelle, la plus violente qu’on put faire dans ce bas monde : il fut Dieu. Celui qui chassa Adam et Eve du Paradis, bien entendu, cette pièce était commode aux actions menées par la Réforme Luthérienne…

Reinhard avait adoré cela. Le théâtre était un moyen qu’il avait trouvé pour s’évader et c’était ainsi peut-être qu’il avait construit son personnage de gros dur au sein même de la bande. Il avait appris à jouer le rôle de quelqu’un de différent, un sans cœur, un homme qui n’éprouvait aucune pitié à délivrer des insanités sur son prochain. Alors que Oliver Klaüss perdait de l’influence dans le groupe qu’il avait fondé, les garçons (oui, le club était interdit aux filles qui trainaient dans le quartier) s’étaient tous réunis dans la cabane d’un terrain vague qui servait de lieu de rassemblements des jeunes gamins.

La réunion spéciale se tenait hebdomadairement, c’est là où on parlait des nouvelles idées que pouvait mettre en place le saint collège pour rendre la vie des juifs impossible. Cette réunion n’avait aucun autre sujet de conversation que le remplacement du chef qu’on jugeait maintenant trop mou. L’influence n’était pas guidée uniquement par de beaux discours de jeunes enfants ou par simple amitié. Non, cette influence était justement guidée par son père qui donnait sans compter lorsqu’il s’agissait de satisfaire son petit Reinhard. Ainsi, avant la réunion, il avait rassemblé tous les camarades à l’exception de son « chef ». Il avait distribué un peu d’argent et en avait promis le double lorsque son élection au poste de chef était assurée.

Alors que le fondateur du groupe se retrouvait simple membre de sa propre corporation, Reinhard prenait le pouvoir sur la bande de gamins abrutis par la cupidité qu’exhibait fièrement le jeune Hoffenberg. Le petit allemand prit de l’assurance, jouant le rôle du gamin parfait. Son alter égo plein d’assurance remplaça définitivement le gamin empli de doutes et de peurs. Le véritable Reinhard naquit après dix ans, à l’intérieur d’une cabane rustique totalement abandonnée dans les bois.
Le putsch calomnieux et indigne qu’il mena à l’encontre de celui qu’il considérait comme son meilleur ami traduisit bien comme on le voyait à cette époque. Le petit gamin à lunettes qui portait la mort de sa mère sur le dos depuis son enfance, celui qui avait était miséreux sur les tambours depuis qu’il avait pris naissance changeait de plus en plus et s’enlisait dans la manipulation la plus totale de ces propres amis.

Il s’était détaché complètement de l’école et prenait peut-être trop à cœur le groupe. A dix ans, ses résultats scolaires n’avaient déjà plus d’importance pour celui qui deviendrait le plus grand homme public d’Allemagne, lui qui chasserait les israélites hors de son magnifique pays. Les rêves du théâtre s’envolèrent au mois de juin 1911.Lorsque les fleurs poussèrent toujours dans l’année de ses dix ans, en plein été, son père vint à lui en lui offrant un livre sur le système racial allemand. Ce livre changea un peu plus la mentalité du jeune enfant de dix ans. Alors que son cerveau pensait déjà aux meilleures manières de faire régner la loi raciale à l’intérieur de pays, ce livre, écrit par un proche du mouvement nationaliste dont son père était toujours adhérent, le livre expliquait clairement en quoi l’immigration était néfaste pour l’Allemagne.

Au même moment, des rumeurs venant de France se faisaient entendre, ces derniers voulaient récupérer l’Alsace et la Loraine, terres ouvrières dont la France se passait difficilement depuis 1871. Ces rumeurs étaient fondées d’après les nationalistes, le gouvernement allemand quant à lui était catégorique : la France ne mènerait aucune guerre, l’Allemagne était bien trop armée pour cela.

« François Ferdinand de Habsbourg , héritier du trône Austro-hongrois et son épouse Sophie, future reine du trône d’Autriche-Hongrie ont été abattu par un nationaliste serbe venu de Bosnie Herzégovine, Gavrilo Princip membre de la société secrète de la « main noire » sous l’autorité directe du gouvernement Bosnien à Sarajevo. » Médusé devant les informations, le père et le fils écoutent avec attention les informations radios. La réception n’est pas excellente. Le crépitement qui se produit sur les lignes est d’une rare puissance. Toutes les radios allemandes devaient être branchées sur les mêmes fréquences.

Le père de Reinhard allume une cigarette, la fumée envahie la pièce avec l’odeur très particulière du tabac agressif qui rentre dans les narines et qui déforment peu à peu la couleur des murs. Le fils, quant à lui est partagé. La nouvelle semble bonne, le climat qui grandit depuis quelques mois en Allemagne est à la guerre. L’Autriche se prépare également à cette dernière, les suspicions se tournent vers le gouvernement bosniaque. On suspecte ces derniers d’avoir organisé l’assassinat du couple d’héritiers du trône par le terrible nationaliste serbe.

L’Allemagne se prépare à verser du sang pour le bien commun. Reinhard jubile. Maintenant âgé de quatorze ans, il est de plus en plus dévoué à vivre sa passion politique jusqu’au bout. Adhérant aux idées de son père, les deux hommes s’intéressent de près aux nouvelles que la seule radio allemande diffuse en boucle. Ce jour-là, les écoles furent fermées en Allemagne comme en royaume autrichien en signe de deuil. Le vingt-huit juin fut à jamais marqué par les évènements qui déclencheraient dans le mois à venir, le déchirement des nations jusqu’à en arriver à la première guerre mondiale. Le 1er Août 1914, en se rendant au marché avec son père pour acquérir quelques légumes frais, les habitants purent découvrir un peu partout à Berlin, de magnifiques affiches rédigées dans un allemand populaire dont la traduction est disponible.
« Peuple allemand,
Dans une suite d’escroqueries la plus complète dont l’assassinat du Prince François Ferdinand est l’aboutissement, l’Allemagne déclare la guerre à l’Empire Russe et à la France.
Afin de participer à l’effort de guerre, tous les hommes de dix-sept à cinquante-quatre ans en bonne santé ont l’obligation de se rendre dans un centre de mobilisation générale. Les déserteurs seront fusillés. »

Le sourire qui déforma les lèvres du père de Reinhard fut indescriptible. Sa rangée de dents incertaine, aux allures décalées apparue pour quelques secondes à l’air libre. Une cigarette à la main, il arracha l’un des papiers pour le garder précieusement. La réaction qui fut celle de Reinhard s’en trouva décuplé. Il sauta de joie lorsqu’il sut que la France avait également donné l’ordre de mobiliser les troupes. L’Allemagne et la France, presque cinquante ans après allait de nouveau s’affronter dans une guerre. Mais la Russie et d’autres pays qui ne tardèrent pas à déclarer la guerre les uns contre les autres se firent bientôt entendre. Prenant tantôt le parti de la France, tantôt le parti de l’Allemagne et de l’Autriche. La guerre s’enclenchait petit à petit, et à y regarder de plus loin, ce n’était pas une guerre de faible envergure, c’était bien une guerre mondiale, la première qui se jouait sous leurs yeux.

Le père de Reinhard fit jouer des tas de relations, et alors que les hommes étaient forcés de partir à la guerre, à se battre, à se saigner dans les tranchées, à coup de gaz moutarde et de casques à pointe, lui put rester en Allemagne. Afin de continuer son activité, il contacta l’administrateur du Reichsland qui était l’un de ses clients les plus fameux afin que ce dernier fasse inscrire l’entreprise comme participante à l’effort de guerre, et c’est de cette manière que les menuiseries Hoffenberg continuèrent de tourner à plein régime pendant l’année 1914.

Le petit Reinhard, évidemment trop jeune pour partir ne continua pas l’école religieuse. Le jeune homme prit un autre chemin avec l’accord de son père. Tout en gardant sa foi la plus totale, il intégra une école privée de haute voltige où on lui enseigna l’histoire de la guerre selon les méthodes du Sun Tzu. On lui apprit en cette belle année, pendant que les soldats sautaient sur des mines, la façon dont on devait s’exprimer en public. Car il avait encore changé de carrière. Il voulait maintenant devenir officier dans l’armée, la préparation de cette guerre venait de lui donner foi aux corps des armées dont son père lui-même était un ancien. Alors que le vieux rêvait de guerre pendant sa jeunesse, à presque cinquante ans, il ne rêvait plus que de pouvoir continuer ses manœuvres politiques. Reinhard avait d’autres ambitions, celui de partir vivre quelque part en France lorsqu’elle serait allemande, d’ici quelques temps. On ne donnait pas plus de quelques mois à la France pour capituler. La fleur aux fusils, voilà comment les français pensaient gagner.

Des rumeurs disaient que les français avaient pris de petites marguerites dans le canon de leurs armes de mort pour se battre. A Noël, tout cela serait terminé et on pourrait de nouveau vivre comme avant, avec en plus, la reconnaissance de la puissance allemande par le monde entier. En plus de cette reconnaissance, le visage des français changeraient radicalement de visage, eux qui méprisaient autrefois les Prussiens. La Russie ne serait pas un souci, puisque les causes de leurs engagements seraient vite balayées par une alliance militaire de grande ampleur. Après tout, un professeur d’art militaire avait confié à son auditoire qu’il fallait voir cette guerre comme un parfait combat entre deux clans ennemis dans une cour de récréation pour les enfants. Un premier type commençait à se battre contre un autre pour un prétexte aussi important qu’un mauvais regard, un ami de chacun venait s’en mêler, les autres défendaient alors ceux qui s’en mêlaient. A la fin, un autre se pointait et allait cogner dans le tas sans savoir vraiment pourquoi il venait d’engager ses forces sur un combat qui n’était le sien, laissant ses frontières complètement vides et invasives par des ennemis.

On enseigna à Reinhard et aux dix autres garçons de sa classe pourquoi la guerre allait être vite remportée par les allemands. Eux avaient la chance d’avoir une aviation digne. Quelques mois plus tôt, on avait demandé la préparation d’une guerre préventive contre la France et la Russie. Les français eux, dans un élan de prétention dont ils avaient le secret se battaient avec la fleur au fusil. Lorsque la fête de Noël arriva, les premières joies de revoir les soldats s’enfuirent aussitôt que la neige tombait. Alors que les premiers et rares flocons tombèrent sur l’Allemagne, les soldats qui revenaient du front n’étaient pas les fiers guerriers que l’on attendait. Ce furent des centaines de types sans jambes, avec un œil en moins, des bras décharnés, des ventres aux boyaux fuyants qu’on transportait d’urgence dans des hôpitaux dédiés aux blessés de guerre.

L’engouement pour cette guerre retomba et le gouvernement mena des campagnes de rassurement auprès des populations. Au front, les lettres étaient lues, coupées et la plupart du temps, le temps que les lettres arrivent à bon port, le soldat était mort, gazé par un produit nocif, explosé par une mitrailleuse lourde dans le No Man’s Land. Abattu par les coups d’un couteau dans les assauts sanglants, dégueulasses qu’on jouait dans les tranchées. Pour d’autres, les relèves se faisaient dans la paix. Cette première année de guerre ne fut que la première de quatre ans qui se déroulèrent dans la pire violence qu’un homme ne put jamais produire.


« A nos âmes perdues, à nos enfants bafoués, à nous, les fils de l’Allemagne ».
La déception fut le principal sentiment que les allemands éprouvèrent d’abord. L’Allemagne fut vaincue en novembre 1918 et face à des conditions restrictives imposées par les traités, la haine des français ne fit que croitre. Alors qu’on se battait sur les conditions de désarmement de la Rhénanie du Nord, le peuple allemand tentait de reconstruire le pays sur les ruines fumantes d’un règne terminé.

L’émotion qui engloba la famille Hoffenberg fut perceptible des mois durant. Reinhard qui obtint son diplôme dans l’année entra en école militaire en Bavière. A côté de la ville de Munich, il prit position pour ses classes. Diplômé, il fut affecté directement dans un service administratif. Le jeune homme s’engagea politiquement dans un parti militariste qui luttait pour la révocation complète des clauses du traité de Versailles, véritable fumisterie selon eux. Ce traité qui force l’Allemagne à s’en tenir à des restrictions strictes sur leur propre pays. Selon les amis du jeune allemand, le traité n’est qu’une manière légale d’assoir la suprématie française, et le mot « vengeance » est évoqué à de nombreuses reprises.

Dépassant toutes les conventions, ce parti luttait également pour la séparation de la Bavière du reste de l’Allemagne. La voix grandissante du peuple effrayait la République toute récente qui s’installait en Allemagne sous la houle particulièrement défectueuse de la démocratie pacifiste que voulait instaurer les français. Ce qu’on ne supporta pas en Bavière ce fut l’imposition à l’Allemagne de limiter leurs troupes, ainsi que leurs flottes. Présumé coupable de crimes de guerre, les prussiens durent apprendre à vivre pendant quelques années sous la domination de la France, de la Russie et d’un nouvel ennemi qui profitait de la situation pour s’implanter industriellement un peu partout : les Etats-Unis d’Amérique.

Le père de Reinhard confia sa fortune à son fils sur son lit de mort, alors que la maladie, cette maudite grippe venue d’Espagne l’emportait rapidement vers les tréfonds de la vie. Armé de cette fortune considérable, l’homme quitte l’armée mais s’implante à Munich où il reste très proche d’un parti, et surtout d’un orateur qui monte dans les étoiles. Adolf Hitler lève les foules sur son passage lorsqu’il est chargé d’une campagne anti communiste en 1919.

C’est cette vaste campagne qui permis à Hitler de découvrir ses talents certains pour la manipulation. Ce fut justement ce qui séduit le jeune héritier. Ses paroles frappèrent Reinhard comme une épée frappe le cadavre d’un chevalier sur un champ de bataille. A cette période, Reinhard fit don de millions de reichsmark au parti dont Hitler était le porte-parole officiel. Ce fut quelque chose de totalement fou. Le ressentiment qu’il eut fut sans appel : ce type était un génie qui irait loin dans son combat. Déjà Hoffenberg Junior voyait en lui la relève de l’Allemagne. Il voyait en Adolf Hitler, un possible redressement du navire Deutchland.

Dans l’année qui fut salutaire pour Adolf Hitler, alors qu’il se contentait d’être un orateur charismatique et de talent en 1919, en 1920, le futur Führer prit la parole dans une réunion que son fidèle lieutenant suivait. Chargé de la surveillance du Parti des travailleurs allemands fondé quelques mois plus tôt par Drexter, Hitler s’appropria le droit de la parole pour flinguer complètement l’intervention d’un orateur.

Ce fut le succès le plus total qu’Hitler obtint, et Hoffenberg tomba de plus en plus dans l’adhérence aux propos de cet homme. C’est alors que Reinhard se met à suivre la progression du jeune orateur. Il adhère au même moment au parti des travailleurs allemands. Même si Hitler le fait sur ordre de ses supérieurs, Reinhard lui le fait parce qu’il considère Adolf Hitler comme un modèle, le Guide qu’il faut pour réduire la France à néant, les rêves et les espoirs reposent sur cet homme, il en est convaincu.

Il délègue la gérance de ses affaires à des banques privées pour ne pas avoir à s’en occuper et nomme un directeur général, un certain Rosenberg. Alors qu’Hitler prend de la puissance, que le Parti se transforme peu à peu en Parti Nationaliste Socialiste des travailleurs allemands, le parti se dote d’un journal propagandiste et d’une branche violente, une milice sans foi ni loi qui se charge de faire le service d’ordre du Parti. C’est également en prévision d’un coup d’état qu’Hitler arme ce groupe. Bien entendu, Reinhard, officier bâtard de l’armée allemande s’y engage sur recommandation personnelle d’un chef militaire accroc aux paroles hitlériennes. Son grade de capitaine dans l’armée lui confère des droits, notamment un qu’il ne lâchera pas même dans la SS. Il est nommé chef de cellule.

A ce moment, dans le plus grand secret, Reinhard qui bascule dans l’antisémitisme le plus profond fait exécuter le directeur général de l’entreprise de son père et offre ses revenus au Parti. Il s’engage donc dans la parfaite dépendance à l’idéologie défendue par le NSDAP. Sauveur providentiel de la Nation c’est comme ça que Reinhard et les hauts dignitaires de la SA font apparaitre Hitler dans leurs rangs. C’est également ce qu’Hitler commence à croire et c’est l’image qu’il propage dans ses rangs.

***
Le 9 Novembre 1923 sous l’ordre direct d’Adolf Hitler, Reinhard et son équipe se prépare à marcher sur Berlin. Alors que l’économie s’effondre complètement dans la Rhur, que les banques dirigées d’une main de fer par les juifs s’écroulent, à l’image du fasciste italien, les forces de l’orateur devenu le plus célèbre d’Allemagne marchent sur Berlin.

Après un bain de sang particulièrement sanglant, Adolf Hitler est incarcéré pour haute trahison. Le plus gros des troupes de la SA se retirent avec la fin du carnage, et Reinhard n’échappe pas à la règle. Il prend la fuite sur ordre d’Hitler, avec pour seule initiative de continuer la lutte durant sa peine. C’est pendant cette période que Reinhard s’éloigna un peu des forces de la SA, sans le chef, il n’était plus rien et la lutte ne pouvait pas continuer.
Il fut cependant blessé à la tête. Quittant son uniforme pour ne pas être signalé aux autorités, il se rendit à l’hôpital. Soigné par une très belle infirmière, il lui confia dès le premier rendez-vous combien elle était belle.
Ce fut le début d’une histoire qui aujourd’hui encore perdure. En effet, il épousa sa belle Agnès quelques temps après.
Reinhard s’occupa des tâches administratives du parti mais quitta définitivement la SA car les soldats de cette branche devenaient de moins en moins intéressants à ses yeux. Repère d’alcooliques et de fils de la débauche, les SA basculèrent très rapidement dans l’irrespect des valeurs du parti nationaliste.
1939-1944
L’année dont la guerre débuta ne fut pas la plus drôle pour le jeune nazi en devenir. Enrôlé dans la SS depuis sa création et sous la direction directe d’Himmler, Reinhard fut envoyé en Pologne avec le bataillon de SS qu’il dirigeait pour s’assurer des premières exterminations des juifs et des communistes.

Alors que depuis l’élection d’Hitler en 1933, Reinhard avait participé aux principales actions de répression contre les communistes et l’internement des juifs à Dachau, le nazi avait fait savoir qu’en cas d’invasion d’un pays étranger, il ne souhaitait pas rester en Allemagne mais voulait prendre la direction des opérations de rafle et d’extermination dans une ville particulière. C’est dans cette optique qu’il fut envoyé dans les terres de Pologne dés le deux septembre 1939. Alors que le traité tripartite d’alliance militaire avec l’Angleterre et la France entra en vigueur le lendemain, on lui demanda d’intensifier ses travaux. A Varsovie, il fit signer rapidement le plan des premières mesures anti juives et lorsqu’on fit bâtir les deux ghettos à l’intérieur de la ville, le SS s’occupa personnellement de vérifier l’avancement des travaux. Plaçant la police juive à la direction de ces derniers, le mois d’octobre fut particulièrement salvateur car les premières déportations eurent lieu.

Connu pour son zèle tout particulier, Reinhard fut décoré pour son mérite. Fuyant les zones de combat pour ne pas risquer de se faire tuer, son métier en Pologne consista à organiser les premières mesures anti juives dans les ghettos, de localiser et de détruire les réseaux de propagande communistes qui fleurissaient un peu partout. Jusqu’à la signature de la Solution Finale à Wansee, ils se contentèrent de conduire les juifs dans des campagnes reculées afin d’en abattre par balle. A Varsovie, rien ne le retenait plus. On fêtait la capitulation de la France et l’avancée de Rommel sur les terres désertiques.

Reinhard fut ensuite envoyé en Autriche pour y conduire les recrutements de nouvelles troupes. Nommé colonel, il ne resta que deux mois là-bas avant de confier cette tâche à d’autres. Sa fidèle épouse ne disait mot sur les agissements de son mari et même si ces derniers n’étaient pas toujours très louables. Elle apprit peut-être à vivre avec la tolérance ultime ou partageait son avis sur le Fhürer et sur la lourde tâche qui lui incombait. Elle ne dit pas mot non plus pour leurs nombreux voyages où ils traversèrent l’Europe jusqu’en début 1943. Alors qu’un acte terroriste avait raflé la vie du responsable de la Waffen SS à Strasbourg, en territoire de nouveau sous l’autorité du Reich, on cherchait là-bas quelqu’un de digne, de fort, de puissant pour le remplacer. Et c’est en début 1943 que Reinhard et sa jolie femme posèrent leurs valises ici.
Ils ne bougèrent plus jamais. Installé dans les plus beaux quartiers de la ville, l’infirmière s’occupait parfois de l’hospice de la ville, à soigner les soldats allemands qui étaient envoyés ici après les tentatives d’assaut contre le Reich. Apportant un souffle de sévérité à Strasbourg, le directeur des opérations policières de la ville n’accepta pas les rumeurs sur une possible invasion de l’Europe par les américains, et pour cette raison, la traque aux opposants et aux résistants devaient continuer.
Ils paieraient tous pour l’indécence de certains.


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Reinhard --> Ta jeunesse à la gueule des vieilles

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